Des Libano-Canadiens et ressortissants libanais de la région bouleversés par les explosions à Beyrouth

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« Secoués » et « affligés »... Des Libano-Canadiens et des ressortissants libanais se sont retrouvés sans voix et le « cœur brisé » quand ils ont découvert sur Internet les vidéos des deux puissantes explosions survenues mardi dans le port de Beyrouth, qui ont anéanti une partie du centre-ville, faisant au moins 73 morts et des milliers de blessés.

J’ai vu les images en direct et j’ai eu une réaction viscérale, c’est comme si quelqu’un m’avait donné un coup de poing dans le ventre, j’ai hurlé, raconte Nathalie Baroud, artiste, née de mère canadienne et de père libanais.

Plusieurs hôpitaux de la capitale libanaise ont été balayés par la puissance des explosions et ont dû évacuer des patients vers d'autres établissements à travers le pays.

Le souffle des explosions a été ressenti jusqu'à l'île de Chypre, à environ 200 km de là.

Selon un haut responsable de la sécurité du pays, Abbas Ibrahim, les déflagrations qui ont touché le port de Beyrouth seraient dues à des matières explosives confisquées et stockées dans un entrepôt du port depuis des années.

Tous deux étudiants à l'Université d'Ottawa, Mohamed Rachidi et Petra Sbeiti ont immédiatement contacté leur famille et leurs amis qui vivent encore là-bas pour s'assurer qu'ils allaient bien.

Quand j’ai lu les nouvelles, j’étais sans voix, j’étais sous le choc, témoigne Petra Sbeiti, étudiante en droit. La première réaction pour la plupart des gens, je pense que c’était de contacter la famille et les amis et de s’assurer que tout le monde allait bien.

Les deux étudiants sont restés abasourdis en découvrant les vidéos des explosions qui circulent sur Internet.

Voir ce que je vois sur Internet, les vidéos que m’envoient ma famille et de mes amis sont dévastatrices, renchérit Mohamed Rachidi.

Ils craignent que cette tragédie ne vienne mettre à genou un pays qui vit actuellement une crise économique majeure marquée par une dépréciation monétaire inédite, une hyperinflation, des licenciements massifs et des restrictions bancaires drastiques. Le pays doit aussi faire face à la pandémie de COVID-19.

C’est la dernière chose dont on avait besoin au Liban, commente Mohamed Rachidi.