À Ottawa, des manifestants exigent une extension du moratoire sur les expulsions

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Une vingtaine de manifestants se sont réunis mardi après-midi à Ottawa pour demander au premier ministre Doug Ford de prolonger le moratoire sur les évictions de locataires et d’abandonner le projet de loi 184.

La manifestation organisée par l’organisme de justice sociale ACORN a débuté à 13 h au musée de la Banque du Canada. Les manifestants ont défilé jusqu’à la Commission de la location immobilière (CLI

) rue Albert. Ils sont ensuite rentrés dans les bureaux de la CLI.

La coprésidente de la section centrale d’Ottawa pour l’organisme de justice sociale ACORN, Geri Stevens, explique qu’ils y ont affiché une lettre dans laquelle les demandes de l’organisme sont expliquées.

On demande au [gouvernement] de maintenir le moratoire d’expulsion jusqu’à la fin de l’année. On lui demande de pardonner à ceux qui n’ont pas pu payer leur loyer pendant la pandémie, dit-elle.

Le moratoire sur les expulsions a pris fin le 1er août. Le gouvernement de l’Ontario avait annoncé en mars dernier avoir mis fin aux avis d’expulsion en raison de la pandémie de COVID-19.

Le premier ministre Doug Ford avait dit au mois de mars, au début de la pandémie, que c’était plus important d’avoir de la nourriture que de payer le loyer, explique-t-elle.

Si vous devez choisir entre mettre de la nourriture sur la table et payer le loyer, achetez-vous à manger, avait déclaré le premier ministre Ford.

De l'autre côté de la rivière des Outaouais, les décisions de la Régie au Québec ont recommencé à s'appliquer le 7 juillet.

ACORN demande aussi l’abandon du projet de loi 184, puisqu’il accélère les expulsions et constitue une attaque contre les locataires les plus vulnérables en Ontario, peut-on lire dans un communiqué.

Selon Mme Stevens, beaucoup des locataires qui n’ont pas pu payer leur loyer pendant le moratoire ne sont toujours pas mesure de le faire aujourd’hui.

Si les gens n’ont pas pu payer durant le moratoire, ils vont être obligés de payer leur loyer, mais il y en a beaucoup qui ne peuvent pas payer leur loyer, dit-elle.

La présidente de la section sud d’Ottawa pour ACORN, Marie-Lourdes Garnier, est du même avis.