Une rentrée particulièrement difficile pour le transport scolaire en temps de pandémie

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Si la rentrée scolaire est synonyme d’ajustement pour les transporteurs scolaires, c’est encore plus vrai cette année en temps de pandémie. Des deux côtés de la rivière des Outaouais, ils rencontrent plusieurs difficultés en raison de la COVID-19.

La rentrée scolaire 2020 rime davantage de responsabilités. En plus de la discipline, les conducteurs doivent composer avec les mesures sanitaires.

Des responsables de transport scolaire mentionnent aussi avoir de la difficulté à recruter de la main d’œuvre. Craignant le virus, des chauffeurs plus âgés choisissent de rester chez eux.

Président d'Autobus Campeau, Jacques Campeau explique que les barrières physiques entre les conducteurs et les élèves sont interdites en Ontario. Ils sont obligés d’avoir un masque en tout temps, plus une visière quand l’enfant embarque [et] avoir une feuille de l’école [pour] diriger [l’enfant à son] banc, indique-t-il.

Radio-Canada

Publié à 6 h 54

Si la rentrée scolaire est synonyme d’ajustement pour les transporteurs scolaires, c’est encore plus vrai cette année en temps de pandémie. Des deux côtés de la rivière des Outaouais, ils rencontrent plusieurs difficultés en raison de la COVID-19.

La rentrée scolaire 2020 rime davantage de responsabilités. En plus de la discipline, les conducteurs doivent composer avec les mesures sanitaires.

Des responsables de transport scolaire mentionnent aussi avoir de la difficulté à recruter de la main d’œuvre. Craignant le virus, des chauffeurs plus âgés choisissent de rester chez eux.

Président d'Autobus Campeau, Jacques Campeau explique que les barrières physiques entre les conducteurs et les élèves sont interdites en Ontario. Ils sont obligés d’avoir un masque en tout temps, plus une visière quand l’enfant embarque [et] avoir une feuille de l’école [pour] diriger [l’enfant à son] banc, indique-t-il.

On essaie de faire de notre mieux, et tout le monde a peur d’attraper le virus.

Jacques Campeau, président des Autobus Campeau

Il faut aussi ajouter à cela les nombreux changements qui surviennent, tant au niveau des gouvernements, que des directions d’écoles, mentionne M. Campeau.

La directrice générale de School Bus Ontario, Nancy Daigneault, est du même avis. La COVID a créé de nouveaux défis pour les conducteurs, souligne-t-elle.

Ils redoutent des autobus pleins comme les années précédentes, selon Mme Daigneault. Mais cette année, les données recueillies démontrent que 30 % moins d’enfants montent à bord des autobus scolaires, indique-t-elle.

Cette année, c’est plus difficile d’engager des conducteurs. La plupart des conducteurs sont âgés de plus de 60 ans, ajoute-t-elle.