Les mises en chantier s’accélèrent à Ottawa-Gatineau

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Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la région d’Ottawa-Gatineau compte toujours plus de mises en chantiers depuis 2017, toutes catégories d’habitations confondues. La SCHL en dénombrait 9327 en 2017, 9468 en 2018, 11 203 en 2019 et enfin 13 034 en 2020.

Uniquement dans la partie ontarienne de la région métropolitaine de recensement (RMR), environ 7 500 chantiers ont été entamés dans chacune des années 2017, 2018 et 2019. La courbe a connu une hausse fulgurante en 2020 avec plus de 10 000 mises en chantiers.

La dernière année été peu orthodoxe pour tout le monde, y compris le secteur de la construction. La SCHL en témoigne, alors que les statistiques de 2020-2021 sur les mises en chantier dans la grande région de la capitale fédérale sont influencées par l’arrêt complet des chantiers en Outaouais pendant tout le mois d’avril 2020.

Dans les premières semaines des mesures d’urgence sanitaire, la grande majorité des chantiers de la rive québécoise étaient suspendus, alors que l’ensemble de l’industrie de la construction était ouverte en Ontario.

«On ne peut pas comparer les quatre premiers mois (des années 2020 et 2021), explique l’économiste de la SCHL pour le marché de Gatineau, Lukas Jasmin-Tucci. On a eu un mois (avril) où la construction a été suspendue en 2020.»

La SCHL observe malgré tout une tendance générale à la hausse cette année.

La grande région d’Ottawa-Gatineau a connu une hausse du nombre des mises en chantiers en 2020, principalement dans le secteur des unités locatives.

«On ne peut pas dire qu’il y a “trop” de mises en chantiers, dit l’économiste. Il s’est construit 2 000 unités locatives de plus à Ottawa en 2020, alors qu’on sait qu’il manque de logements abordables. Il y a une forte demande de logements locatifs.»

La tendance régionale des mises en chantier ressemble à la moyenne canadienne, confirme l’analyste.

Au Canada, la tendance des mises en chantier d’habitations se chiffrait à 279 055 en avril 2021, comparativement à 272 164 en mars dernier. «Les tendances générales de l’activité demeurent élevées en raison de la vigueur de l’activité depuis le début de l’année», a précisé Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL.

Selon les prévisions de la SCHL, «les variables ayant une incidence sur le marché de l’habitation retrouveront graduellement leurs niveaux d’avant la pandémie entre 2021 et 2023 (et) les ventes de logements existants et la croissance des prix devraient ralentir par rapport aux niveaux insoutenables de 2020, mais elles demeureront élevées.»

Les mises en chantier d’habitations se stabiliseront à des niveaux reflétant la formation de ménages d’ici la fin de 2023, toujours selon la SCHL.