De nouveaux heurts à Bagdad et dans le sud de l’Irak font un mort et plusieurs dizaines de blessés

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Des affrontements violents ont eu lieu dimanche 26 janvier entre les manifestants antigouvernementaux et les forces de sécurité, à Bagdad et dans le sud de l’Irak, pour la deuxième journée consécutive.

Redoutant que leur mouvement commencé début octobre soit évincé après une intervention des forces de sécurité émaillée de violences samedi, les manifestants ont réinvesti les principales places de la contestation. A Nassiriya, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles pour disperser les manifestants, rassemblés en grand nombre. L’un d’eux est mort et des dizaines d’autres ont été blessés, selon une source médicale. La veille, quatre manifestants avaient été tués à Bagdad et dans le Sud.

A Bassora, dans l’extrême sud du pays, des centaines d’étudiants ont protesté contre le démantèlement de leur campement par les forces antiémeutes la veille, selon un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP). A Kout, des étudiants ont monté de nouvelles tentes pour remplacer celles démantelées la veille. Dans la ville sainte de Najaf, des étudiants ont bloqué la route menant à l’aéroport.

Moqtada Sadr ne soutient plus la contestation

Le puissant leader chiite Moqtada Sadr avait annoncé vendredi qu’il ne soutenait plus les manifestants. Certains craignaient alors que cela laisse le champ libre au pouvoir pour réprimer leur mouvement, qui réclame inlassablement de profondes réformes.

Sadr a précisé sur Twitter qu’il ne s’impliquerait plus dans le mouvement, après un rassemblement à Bagdad de milliers de ses partisans réclamant le départ des 5 200 soldats américains stationnés en Irak. Ses partisans, qui soutenaient jusqu’à alors la contestation, ont démonté leurs tentes installées depuis octobre à Bagdad. Les manifestations, dominées par les jeunes, ont commencé à Bagdad et dans le Sud à majorité chiite depuis le 1er octobre. Elles dénoncent le manque d’emploi, le manque de services et la corruption endémique.