Un courtier immobilier allègue que ses propos sexuels n’étaient que par simple curiosité

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Le courtier immobilier de Gatineau accusé de propos sexuels inappropriés envers une douzaine de femmes, dont d’anciennes clientes, allègue que ses questions personnelles n’étaient que «par simple curiosité, dans un but amical et sans mauvaise intention».

Francis Vallée a à son tour témoigné mercredi devant le comité disciplinaire de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), le même où certaines de ses victimes ou victimes alléguées ont comparu en début de semaine.

Interrogé par son avocat, Me Jean Laflamme, le courtier s’est dit d’entrée de jeu surpris que son ordre professionnel fasse enquête à son sujet.

«Mes questions étaient très générales», a répondu avec fermeté l’homme de 39 ans, incluant dans cette catégorie une question sur la grosseur des seins de l’une des plaignantes. «Les interactions étaient mutuellement consentantes et je n’ai jamais senti d’inconfort [de la part des plaignantes]», a-t-il ajouté.

Consentement

Francis Vallée s’est reconnu coupable pour cinq des 12 plaintes à son endroit lundi en début d’audience. Le comité disciplinaire devra donc en bout de ligne trancher en ce qui a trait aux autres plaintes en suspens.

Mercredi, Vallée a tenu à préciser certains faits quant aux témoignages des femmes concernant les accusations pour lesquelles il a plaidé coupable. Pour celle l’ayant accusé de l’avoir agressée sexuellement, il s’est dit de nouveau surpris, en fournissant des preuves de son supposé consentement. Il a toutefois dit regretter certains propos.

«Je regrette des questions trop familières ou intimes, j’aurais dû me garder une petite gêne», a-t-il admis.

Le courtier gatinois a par ailleurs réfuté l’allégation d’une autre plaignante quant au fait qu’ils auraient eu des relations sexuelles dans certaines maisons en vente.

Sans emploi

Rappelons que Francis Vallée a vu son permis de courtier immobilier lui être retiré de façon provisoire le 1er septembre dernier par l’OACIQ, car soupçonné d’inconduite professionnelle. À ses dires, il est depuis sans emploi.

L’audience se poursuivra jeudi matin, alors que les avocats des deux parties compléteront leur preuve et feront leurs plaidoiries.

Notons que cette audience du comité de discipline de l’OACIQ est distincte de l’accusation d’agression sexuelle portée contre Francis Vallée pour des événements qui seraient survenus en 2011 en dehors de ses fonctions de courtier immobilier. La prochaine étape dans ce dossier, qui relève de la cour, est prévue le 28 mai prochain.