Produire ici, le «nouvel argument de vente» d'OLA Bamboo

Share:

OLA Bamboo possède un autre atout pour convaincre les Québécois d’acheter ses brosses à dents en bambou: elles sont les seules au pays à être fabriquées ici. Incluant celles en plastique.

L’entreprise québécoise créée en 2016 a transféré sa production de Chine vers Drummondville où elle s’est installée dans l’incubateur industriel.

«C’est une façon de se démarquer de la concurrence, a expliqué le cofondateur et vice-président d’OLA Bamboo, Simon-Pier Ouellet, en entrevue téléphonique, mercredi. On ratisse un public plus large. Oui, il y a l’aspect environnemental, mais il y a maintenant l’aspect achat local. C’est un nouvel argument de vente pour attirer des clients.»

«Avant 100 % du coût était envoyé en Chine. Maintenant, c’est 60% qui restent au Canada. On est content que l’argent reste dans l’économie locale», a-t-il mentionné.

L’idée de rapatrier la production au Québec a germé durant la pandémie.

«En février 2020, les manufactures ont fermé en Chine. On n’arrivait plus à avoir de brosses à dents. Le rapatriement visait donc à mieux contrôler la production. On s’est rendu compte qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer dans le monde. Si on a besoin de 2000 brosses à dents rapidement, on peut maintenant en avoir demain matin. La planification est plus simple», a-t-il expliqué.

Simon-Pier Ouellet souligne également que rapatriement de la production au pays va réduire de moitié l’empreinte carbone de l’entreprise.

«Les machines fonctionnent à partir de l’hydroélectricité ici, tandis que ce sont des usines de charbon qui fournissent l’énergie en Chine. De plus, on a beaucoup réduit nos volumes de transport. On importe juste la matière première, le bambou, au lieu des produits finis emballés qui prennent beaucoup plus d’espace sur les bateaux», a-t-il souligné.