Haute couture : de Nollywood à Hollywood, le wax au sommet de la mode

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Il s’est invité dans toutes les cérémonies officielles et les podiums de soirée de gala, le wax rivalise d’ardeur avec les prêts-à-porter occidentaux. Ce symbole de la mode africaine riche d’une panoplie d’imprimés issus des différentes ethnies africaines continue de faire parler d’elle.

Dans un petit atelier de couture situé en plein cœur de Poto-Poto dans le 3e arrondissement, les tenues en wax sont confectionnées. Pantalon, combinaison, tailleurs et robes portés en toutes les occasions et cérémonies : mariage, retrait de deuil, anniversaire… « Le pagne s’adapte à toutes les cérémonies. Il suffit juste au couturier de faire travailler son imagination afin de créer une belle tenue », déclare Patrick, un couturier. « Il ne s’agit pas seulement de faire un habit pour gagner de l’argent. Dans la couture, c’est de l’art. Donc il faut faire attention aux petits détails comme les pinces et les finitions », poursuit-il.

Le pagne a désormais une place de choix dans les garde-robes des jeunes congolaises et dans celles des femmes du monde. Les célébrités comme Lupida Nyongo, Beyonce, Genevieve Nnaji ont fortement contribué au rayonnement du wax sur la scène internationale. Ces dernières années, le wax s’est invité sur les podiums des défilés des grandes marques européennes, notamment la collection « croisière 2020 » de Dior au Maroc.

L’industrie textile africaine se nourrit de la culture de plusieurs ethnies que compte le continent. Ainsi, du Sénégal au Ghana, du Congo au Cameroun, on parle des tissus traditionnels comme le Ndop, le Rabal, Bogolan, le bazin, le Raphia et le Kente. Importé par les colons hollandais, le wax est polyvalent, sert aussi à la fabrication des objets de décoration. Il a été réintroduit dans la mode par le styliste burkinabè Pathe’ O en 1980, créateur de la célèbre chemise de Nelson Mandela.